Le deuxième trimestre de 2026 a été marqué par deux grands thèmes : les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et l'évolution du secteur de l'intelligence artificielle. Malgré plusieurs événements qui auraient pu inquiéter les investisseurs, les marchés boursiers ont continué de progresser et plusieurs indices ont atteint de nouveaux sommets historiques avant de reculer légèrement en fin de trimestre.
La guerre entre les États-Unis et l'Iran a d'abord fait bondir les prix du pétrole, alimentant les craintes d'une hausse durable de l'inflation. Toutefois, un cessez-le-feu temporaire et l'ouverture de discussions entre les deux pays ont permis au prix du pétrole de revenir près de son niveau d'avant le conflit. Cette baisse réduit la pression sur l'inflation, mais la situation demeure fragile et les marchés restent attentifs à toute reprise des hostilités.
Dans le secteur technologique, les grandes entreprises américaines, les « Sept Magnifiques », ont perdu un peu de leur élan. Les investisseurs commencent à s'inquiéter du coût très élevé des investissements en intelligence artificielle. En revanche, les entreprises qui fabriquent les composantes essentielles à l'IA, comme les fabricants de semi-conducteurs, les fournisseurs d'énergie et les infrastructures technologiques, ont fortement profité de cette tendance.
Sur le plan économique, le Canada montre des signes de résilience. La croissance économique s'est accélérée en avril, l'emploi a surpris positivement et le pays a jusqu'à présent évité une récession. L'inflation a toutefois augmenté principalement en raison des coûts de l'énergie, ce qui explique pourquoi la Banque du Canada a choisi de maintenir ses taux d'intérêt inchangés.
Aux États-Unis, l'économie demeure solide grâce à une croissance soutenue, un marché du travail robuste et des ventes au détail en progression. Cependant, l'inflation reste au-dessus de la cible de la Réserve fédérale, ce qui l'incite également à conserver des taux d'intérêt élevés pour le moment.
Du côté des marchés financiers, les actions ont largement surperformé les autres catégories d'actifs. Les obligations ont souffert de la hausse des taux obligataires, tandis que l'or a connu son pire trimestre depuis dix ans. Le pétrole a terminé le trimestre en forte baisse après son envolée du début de période.
Les points importants à retenir
Les marchés boursiers ont poursuivi leur progression malgré un contexte géopolitique incertain.
Le prix du pétrole est revenu autour de 70 $ US après avoir dépassé 120 $ US pendant le conflit entre les États-Unis et l'Iran.
Les investisseurs se détournent progressivement des grandes sociétés technologiques pour privilégier les entreprises qui fournissent les infrastructures nécessaires à l'intelligence artificielle.
L'économie canadienne montre plus de vigueur que prévu et a jusqu'à présent évité la récession.
Les banques centrales maintiennent leurs taux d'intérêt élevés puisque l'inflation demeure une préoccupation.
Les obligations et l'or ont été moins performants que les actions au cours du trimestre.
À quoi s'attendre maintenant?
Plusieurs éléments pourraient influencer les marchés au cours des prochains mois.
Les négociations commerciales entre le Canada, les États-Unis et le Mexique seront importantes. L'avenir de l'ACEUM et de nouveaux tarifs douaniers américains pourraient créer de l'incertitude pour plusieurs secteurs.
L'évolution des discussions entre les États-Unis et l'Iran restera un facteur clé. Une reprise des tensions pourrait faire remonter les prix du pétrole et raviver les pressions inflationnistes.
Les banques centrales continueront de surveiller l'inflation avant d'envisager des baisses de taux d'intérêt.
Les bénéfices des entreprises demeurent solides, ce qui continue de soutenir les marchés boursiers malgré les nombreux risques économiques et géopolitiques.
En résumé, même si plusieurs risques demeurent présents, les économies nord-américaines résistent mieux que prévu et les entreprises continuent de générer des bénéfices solides. Les prochains mois seront surtout influencés par l'évolution des tensions géopolitiques, des négociations commerciales et des décisions des banques centrales concernant les taux d'intérêt.
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