Après un début de mois difficile, les marchés boursiers mondiaux ont fortement rebondi en mai. Les investisseurs ont été encouragés par la solidité des bénéfices des entreprises, particulièrement dans les secteurs liés à l’intelligence artificielle, ainsi que par l’espoir d’une entente entre les États-Unis et l’Iran qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, une route essentielle pour le transport du pétrole.
Cette perspective a entraîné une forte baisse du prix du pétrole en fin de mois, ce qui a contribué à améliorer le sentiment des marchés. Les indices américains ont atteint de nouveaux sommets historiques, tandis que le marché canadien a progressé plus modestement.
Toutefois, derrière cette performance des marchés, l'économie mondiale envoie des signaux partagés. Au Canada, la croissance économique recule et le chômage augmente, alors qu'aux États-Unis, les entreprises continuent de générer d'excellents profits malgré un ralentissement de certaines activités économiques.
Ce qui a marqué le mois
Marchés boursiers
- S&P 500 : +5,23 %
- Nasdaq : +8,43 %
- S&P/TSX : +2,52 %
- MSCI Monde : +4,75 %
- Nikkei (Japon) : +11,88 %
- MSCI Chine : -3,17 %
Matières premières
- Pétrole Brent : -16,86 % sur le mois.
- Or : -1,45 %.
Marché obligataire
- Les obligations canadiennes ont progressé de 1,36 %.
Les rendements obligataires américains ont augmenté en raison des craintes liées à l'inflation avant de redescendre vers la fin du mois.
Situation économique au Canada
L'économie canadienne montre plusieurs signes de faiblesse :
Le PIB a reculé de 0,1 % au premier trimestre.
Il s'agit d'un deuxième trimestre consécutif de contraction, ce qui correspond techniquement à une récession.
Le taux de chômage est monté à 6,9 %.
Plus de 112 000 emplois ont été perdus depuis le début de 2026.
Malgré cela :
Les bénéfices des entreprises continuent d'augmenter.
Les grandes banques canadiennes ont affiché de solides résultats.
La plupart ont augmenté leurs dividendes.
Les actions bancaires canadiennes figurent parmi les meilleures performances du marché cette année.
Situation économique aux États-Unis
L'économie américaine ralentit légèrement, mais demeure robuste.
Points positifs :
Les bénéfices des sociétés du S&P 500 pourraient afficher une croissance de près de 29 %, la plus forte depuis 2021.
Le secteur manufacturier montre des signes d'accélération.
Les consommateurs continuent de dépenser.
Points de vigilance :
La croissance économique du premier trimestre a été révisée à la baisse.
L'inflation demeure élevée à 3,8 %.
La Réserve fédérale laisse entendre qu'une hausse de taux pourrait être nécessaire si l'inflation reste persistante.
À quoi s'attendre dans les prochains mois
Les investisseurs surveilleront principalement trois éléments :
1. Le conflit au Moyen-Orient et le pétrole
Une réouverture du détroit d'Ormuz pourrait maintenir la pression à la baisse sur les prix du pétrole.
À l'inverse, toute escalade militaire pourrait faire remonter rapidement les prix de l'énergie et l'inflation.
2. Les décisions des banques centrales
L'inflation reste supérieure aux cibles dans plusieurs pays.
Les marchés devront évaluer si les banques centrales peuvent réellement commencer à assouplir leur politique monétaire ou si elles devront conserver des taux élevés plus longtemps.
3. Les bénéfices des entreprises
Jusqu'à présent, les entreprises canadiennes et américaines démontrent une forte résilience.
Tant que les profits demeurent solides, cela pourrait continuer de soutenir les marchés boursiers malgré le ralentissement économique.
En bref
Mai a été un excellent mois pour les marchés boursiers, particulièrement aux États-Unis, grâce aux bénéfices solides des entreprises et à l'espoir d'une détente géopolitique. Toutefois, l'économie canadienne montre des signes de récession et l'inflation demeure un risque important à l'échelle mondiale. Pour les prochains mois, les investisseurs devront surtout surveiller l'évolution du conflit au Moyen-Orient, les prix de l'énergie et les décisions des banques centrales. Ces facteurs pourraient déterminer la direction des marchés pour la seconde moitié de 2026.
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