La situation d’un versement rétroactif versé directement dans le REER+ de la FTQ ou encaissé par l’employé présente plusieurs aspects fiscaux à évaluer :
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REER+ de la FTQ :
- Le REER+ offre un crédit d’impôt additionnel de 30 % (15 % fédéral et 15 % provincial) pour les cotisations jusqu'à 5 000 $ par année, ce qui peut générer un retour d’impôt substantiel.
- Cependant, le REER+ a des restrictions de retrait plus strictes et les fonds y sont généralement immobilisés, ce qui peut être désavantageux pour les employés qui souhaitent accéder à leurs REER avant la retraite.
- Si le montant rétroactif dépasse 5 000 $, l’excédent sera souvent dirigé vers le FlexiFonds, un REER standard sans le crédit d’impôt additionnel de 30 %, mais qui reste plus flexible.
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Encaisser la somme :
- Encaisser la somme permettrait à l’employé d’investir ailleurs, notamment dans un REER personnel où les fonds seraient plus accessibles. Cependant, l'encaissement pourrait générer une imposition immédiate, surtout si le revenu annuel de l’employé est déjà élevé (ex. : 140 000 $), ce qui augmenterait son taux d'imposition.
- Une stratégie pourrait être d'encaisser puis de cotiser cette somme dans un autre REER en dehors du REER+ pour recevoir le retour d’impôt en 2025. Toutefois, ce retour d’impôt serait différé, et il faut considérer que l’impôt à la source pourrait être élevé au moment de l’encaissement.
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Transfert vers un REER personnel :
- Il est en théorie possible de transférer les fonds vers un REER personnel, mais ici, le choix semble limité par les modalités de la convention collective, qui favorise le transfert vers la FTQ.
- Si l’option de transfert vers un REER personnel était accessible, cela offrirait plus de contrôle et de flexibilité pour des retraits anticipés avant la retraite.
Conclusion :
Pour les employés dont les revenus annuels sont élevés et qui pourraient nécessiter un accès anticipé à leurs épargnes, il peut être avantageux de considérer d'autres options de placement. Avant de prendre une décision, l’employé pourrait obtenir des clarifications auprès des RH pour confirmer les options de transfert et consulter un fiscaliste pour déterminer l’option optimale en fonction de sa situation personnelle et de ses besoins futurs.
Avertissement : Les choix d’épargne et de transfert ont des conséquences fiscales et financières différentes selon chaque situation. Il est fortement recommandé de consulter un conseiller financier pour évaluer l'impact global et optimiser la gestion de ces sommes.
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