En juillet, les investisseurs ont préservé leurs profits récents. Voici un aperçu des événements qui ont influencé les marchés.
- Les marchés boursiers des États-Unis, du Canada et du monde ont affiché une nouvelle progression mensuelle, l'indice S&P 500 en tête, qui a connu une croissance pour le cinquième mois d'affilée. De nombreux secteurs, tels que la banque, la technologie et les métaux, ont participé à cette hausse.
- Du côté obligataire, grâce à des chiffres encourageants sur l'inflation, les rendements aux États-Unis et au Canada sont demeurés constants.
- Suite à une baisse au premier et deuxième trimestre, le cours du pétrole s'est élevé, atteignant plus de 80 dollars le baril fin juillet. Cet ajustement est dû à l'impact des réductions de production effectuées récemment par l'Arabie saoudite et l'OPEP.
- La dynamique de création d'emplois s'est maintenue aux États-Unis et au Canada. Cependant, au Canada, le taux de chômage s'est accru suite à une montée du nombre de personnes cherchant un emploi, tandis qu'aux États-Unis il est resté constant. De plus, la croissance salariale au Canada a connu un ralentissement. Les banques centrales des deux pays restent vigilantes face à ces tendances pour détecter toute inflation potentielle.
- Janet Yellen, secrétaire au Trésor, a visité la Chine dans une démarche de renforcement des liens commerciaux sino-américains. Malgré les rumeurs de séparation économique post-COVID-19, l'enchevêtrement des deux économies rend un découplage complet peu probable.
- La Banque centrale européenne a relevé ses taux de 0,25 % pour les fixer à 3,75 %. Parallèlement, la Banque du Japon a légèrement modifié sa stratégie monétaire, gardant son objectif de rendement obligataire à 10 ans à 0 %, mais élargissant sa plage permise de 0,5 % à 1 %. Elle a aussi revu ses prévisions inflationnistes pour 2023, les portant de 1,8 % à 2,5 %.
- L'indice des prix à la consommation (IPC) aux États-Unis a vu une hausse modeste de 0,2 %, plaçant l'inflation sous-jacente à 4,8 %. Ceci est perçu positivement étant donné l'impact que pourrait avoir une inflation trop élevée sur les taux d'intérêt. La Réserve fédérale a, par la suite, augmenté son taux directeur de 0,25 % pour le situer entre 5,25 % et 5,5 %.
- Au Canada, l'inflation a régressé à 2,8 %, s'alignant de nouveau sur la cible de la Banque du Canada. Cette baisse est en grande partie attribuée à la diminution des prix du carburant, bien que les coûts alimentaires et locatifs restent élevés. En réaction à cette situation économique, la Banque du Canada a rehaussé ses taux d'intérêt à 5 %, un niveau inédit depuis 2001.
Comment cela impacte-t-il mes investissements?
Bien qu'il puisse subsister quelques légères augmentations, les taux d'intérêt semblent approcher de leur pic, sauf si l'inflation prend une direction opposée. L'interrogation majeure est de savoir pendant combien de temps ces taux demeureront à des sommets historiques. On prévoit que l'inflation dépassera la cible de 2 % établie par la Banque du Canada jusqu'à 2025, suggérant qu'il ne serait pas urgent de baisser les taux au Canada. Toutefois, si les répercussions retardées de l'augmentation des taux impactent l'économie, une réduction précoce des taux pourrait être nécessaire.
Indépendamment de notre situation dans le cycle du marché, il est crucial de privilégier une approche d'investissement rigoureuse et de garder un œil sur ses ambitions à long terme. Cette approche vous préserve des décisions émotionnelles, souvent synonymes d'achats coûteux et de ventes à perte, comme c'est le cas pour de nombreux investisseurs. Un suivi et une réévaluation constante de votre portefeuille garantissent qu'il reste aligné sur vos objectifs. La diversification de vos actifs est aussi un moyen efficace pour minimiser le risque.
Nous sommes à vos côtés pour vous soutenir dans la réalisation de vos ambitions financières. Contactez-nous en toute confiance.
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