Pour de nombreux employés au Québec, le mois de février marque la période d'évaluation annuelle et le versement du bonus. Avec la fin de la période de cotisation pour les REER qui approche, il est important d'optimiser l'utilisation de cette somme en fonction de ses objectifs de placement.
Bien que de nombreux employeurs proposent de verser directement le bonus dans un REER, la décision dépend des objectifs et de l'horizon de placement de chaque personne. Il est crucial d'évaluer ses besoins financiers à court et à long terme et de prendre une décision en conséquence.
Bien que la forte inflation incite de nombreuses personnes à réduire leurs dettes, cela peut ne pas être optimal dans tous les cas. Par exemple, une personne dont l'horizon de retraite est de dix ans et qui doit économiser 10 000 $ par an d'ici là risque de mettre en péril son objectif si elle décide d'utiliser son bonus pour rembourser son hypothèque ou sa marge de crédit.
Il est également important de se poser la question : "Ai-je besoin de l'argent rapidement ?" Si la réponse est oui, par exemple pour payer des factures ou pour un voyage prévu dans quelques mois, immobiliser les sommes pour une période à moyen ou long terme ne sera pas la meilleure solution.
Voici quelques options possibles.
Le REER est souvent considéré comme la meilleure option pour investir son bonus, car cela permet de bénéficier d'un rendement dont l'imposition est reportée à la retraite, probablement à un taux d'imposition marginal moins élevé, en plus de recevoir un remboursement d'impôt.
Cependant, il faut être prudent et éviter une erreur fréquente. Si vous placez votre bonus dans un REER en janvier ou février 2023, mais que vous prenez la déduction pour l'année fiscale 2022, vous pourriez avoir une mauvaise surprise lors de votre déclaration de revenus l'an prochain.
Il est important de noter que le bonus est considéré comme un revenu et que si vous ne recevez pas de bonus chaque année, cela peut affecter votre impôt. Vous pourriez alors avoir une dette d'impôt à payer pour l'année 2023.
Régime enregistré épargne étude (REEE)
Si vous avez atteint votre limite de cotisation à votre REER, le Régime enregistré d'épargne-études (REEE) peut être une option intéressante. Le REEE offre un rendement supplémentaire qui est exempt d'impôt (si l'enfant bénéficiaire poursuit des études postsecondaires) et permet également d'obtenir des subventions gouvernementales pour aider à financer les études de votre enfant. Investir dans un REEE peut donc vous aider à sécuriser l'éducation de votre enfant.
Bien qu'il n'offre pas de remboursement d'impôt, le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) permet de mettre vos investissements à l'abri de l'impôt, ce qui en fait un endroit idéal pour constituer un fonds d'urgence ou économiser pour des projets à court terme.
Le CELI offre également beaucoup de flexibilité à son titulaire, car les retraits peuvent être effectués à tout moment sans aucune conséquence fiscale. C'est une option intéressante pour ceux qui cherchent à maximiser leur épargne à court terme sans compromettre leur liberté financière.
Prêts, des factures en retard ou des dettes de cartes de crédit.
Depuis l'augmentation rapide des taux d'intérêt en 2022, rembourser ses dettes est devenue une alternative de plus en plus populaire. La baisse des rendements boursiers et l'augmentation des frais d'intérêt ont incité de nombreuses personnes à utiliser leur bonus pour rembourser leurs dettes.
Selon le fiscaliste, économiser sur les frais d'intérêt peut avoir un impact significatif sur votre situation financière actuelle. Si votre REER rapporte un rendement de 6 % et que votre taux d'intérêt est de 4 %, le REER est votre meilleur outil. Mais si votre taux d'intérêt sur votre marge de crédit a augmenté à 7 % ou 9 %, il vaut la peine de la réduire en priorité.
Il est important de noter que la seule dette qu'il ne faut pas rembourser est la dette étudiante, car les intérêts sont déductibles d'impôt.
Don
Investir une partie de votre bonus sous forme de don est également une option à considérer.
Bien que cela ne vous enrichisse pas directement, vous pouvez aider une organisation qui en a besoin, et le coût du don peut être réduit grâce à un crédit d'impôt. Le taux du crédit d'impôt varie en fonction de la somme du don. Pour les premiers 200 $ de dons, le taux est de 20%. Pour la partie des dons qui dépasse 200 $, le taux du crédit d'impôt est de 24% ou de 25,75%, selon les conditions, comme l'indique Revenu Québec.
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