Les régimes enregistrés d'épargne-retraite (REER), qui font désormais partie du paysage québécois de l'après-vie active, font face à des limites importantes, selon l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC). Dans une analyse publiée dans le dernier bulletin de l'Observatoire de la retraite, créé par l'IREC, Riel Michaud-Beaudry estime que la publicité "cache généralement le fait que ces produits mettent tous les risques financiers sur les individus". Il ajoute qu'avec le recul, il apparaît que ces campagnes ont surtout contribué à rendre acceptable l'individualisation progressive des risques financiers associés à la retraite, une tendance qui se manifeste dans les politiques publiques concernant la sécurité financière des personnes âgées. Le chercheur de l'Observatoire entend aller "au-delà des lieux communs sur la flexibilité des REER" et veut "mettre en lumière les limites associées à cette formule d'épargne-retraite individuelle" pour envisager des améliorations ou des innovations institutionnelles qui pourraient être mises en place pour les surmonter. En d'autres termes, comme il le résume, il s'agit de "imaginer des scénarios d'amélioration axés plutôt sur les besoins des personnes que sur la rentabilité du secteur financier".
Il y a des considérations financières, fiscales et légales à prendre en compte, comme l'âge, la tolérance au risque et le fractionnement de revenu à la retraite. Il est important de consulter un professionnel financier avant de prendre une décision.
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